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viernes, 6 de enero de 2012

Goldman Sachs



El Grupo Goldman Sachs (The Goldman Sachs Group, Inc.) o simplemente Goldman Sachs (GS) es uno de los grupos de especulación más grandes del mundo. Fue fundado en 1869.
Durante la crisis financiera de Estados Unidos del 2008 y ante la posibilidad de afrontar la bancarrota, el 21 de septiembre de 2008, Goldman Sachs recibió autorización de la Reserva Federal (FED) para dejar de ser un banco de inversión y convertirse en un banco comercial.
Entre sus anteriores empleados están tres Secretarios del Tesoro de Estados Unidos, incluido Henry Paulson, que sirvió bajo Bill Clinton y George W. Bush, Fischer Black, autor de la fórmula de Black-Scholes, cuyo trabajo recibió el premio Nobel de economía, Romano Prodi dos veces Primer Ministro de Italia y Presidente de la Comisión Europea o el actual presidente del Banco Central Europeo Mario Draghi.

Golgman Sachs en Jersey City en USA
El grupo Goldman Sachs fue fundado en 1869 por Marcus Goldman. y tiene su sede principal en el Bajo Manhattan en Nueva York, 200 West Street.
La compañía se dio a conocer como pionera en la emisión de letras de cambio no garantizadas para empresarios y fue invitada a unirse a la New York Stock Exchange en 1896. Fue durante ese tiempo que el yerno de Goldman, Samuel Sachs, se unió a la firma, lo que motivó el cambio de nombre por "Goldman Sachs".
A principios del siglo XX Goldman jugó un papel principal en el establecimiento de las ofertas públicas de venta (OPV) en el mercado. Llegó a manejar la más grande OPV de la época, aquella de Sears, Roebuck and Company en 1906. Llegó a ser también una de las primeras compañías en reclutar aquellos con Maestría en Administración de Negocios (MBA) de las principales escuelas de economía y dicha práctica continúa en la actualidad.
En 1929 lanzó la Goldman Sachs Trading Corp., algo cercano a un Fondo común de inversión.
Goldman Sachs actúa como un asesor financiero para algunas de las compañías más importantes, grandes gobiernos y ricas familias del mundo; es enlace primario en el mercado de seguridad del Tesoro de los Estados Unidos; ofrece a sus clientes asesoría en inversiones y adquisición, provee servicios de aceptación, inversión en comercio de propiedades, inversión privada y maneja la riqueza de personas o familias influyentes del mundo.
Goldman Sachs tiene múltiples oficinas de gran importancia financiera en centros como Nueva York, Chicago, Los Ángeles, San Francisco, Fráncfort, Zúrich, París, Londres, Phoenix, Singapur, Ciudad de México, Salt Lake City, Milán, Melbourne, Tokio, Moscú y Toronto con planes de llegar a Latinoamérica en el centro financiero guatemalteco, para luego incursionar en el salvadoreño.
Fuente Wikipedia.

miércoles, 14 de diciembre de 2011

Thomas Piketty : « La lutte des classes n'est pas morte

Face au « risque de sécession sociale », Thomas Piketty, historien et économiste, rêve « d'un dépassement rationnel et pacifique du capitalisme ». Entretien.
Un SDF passe devant chocolatier sur les Champs-Elysées à Paris, en novembre 2006


Historien, économiste, professeur à l'école d'économie de Paris, Thomas Piketty travaille sur les questions de répartition de revenus, des inégalités et de la fiscalité. Il est l'auteur des « Hauts revenus en France au XXe siècle » et coauteur de « Pour une révolution fiscale ».
Rue89 : Vous dites que la lutte des classes n'est pas morte. On va vous accuser de réveiller une vieille guerre dépassée…
Thomas Piketty : J'essaie de comprendre ce qui a vraiment changé dans la structure des classes sociales – et ce n'est pas un gros mot, « classes sociales » – depuis le XIXe siècle, qui est un peu le point de départ du capitalisme industriel et des grands traumatismes en matière d'inégalités.
On a aujourd'hui une structure de classes qui est tout de même un peu plus méritocratique, plus fondée sur la liberté individuelle et la justice que sur la filiation. Mais, par rapport à l'immense espoir méritocratique sur lequel sont fondées nos sociétés démocratiques, les transformations ont été plus limitées qu'on ne l'imagine souvent.
Et surtout, on assiste aujourd'hui à une vraie régression. Les privilèges de naissance et le patrimoine viennent concurrencer le capital humain, le mérite. C'est un type d'inégalité violent, que l'on croyait avoir dépassé. Je pense possible un retour des structures de classes plus proches du XIXe siècle que de celles des Trente Glorieuses.
Vous dites que la supposée « lutte entre les générations » masque les inégalités structurelles.
On reste pétri d'une croyance naïve dans le progrès qui date des Trente Glorieuses, quand on pensait que naturellement et spontanément, la croissance et le développement économiques conduiraient à une société de plus en plus méritocratique.
Cette croyance repose sur deux idées qui se renforcent l'une l'autre :
  • d'abord la foi dans le capital humain, qui aurait remplacé le capital financier et immobilier. En gros, grâce à la rationalité technicienne, le cadre compétent aurait naturellement la peau de l'actionnaire bedonnant et du rentier paresseux, héritant sans avoir rien fait. Cette première croyance est en grande partie fausse ;
  • l'autre croyance l'est complètement. La guerre des âges auraient remplacé la guerre des classes. Dans une société avec une espérance de vie de plus en plus longue, les gens se seraient mis à accumuler du capital non pas pour créer des dynasties capitalistes et permettre à leur famille de ne plus travailler, mais simplement pour leurs vieux jours. L'inégalité de fortune ne serait plus une inégalité de classe, mais une inégalité à l'intérieur de la vie de chacun, chacun devenant tour à tour travailleur et capitaliste. C'est un modèle très apaisant. Il suffit de patienter, et on se concentre sur les inégalités face au travail, plus faciles à gérer dans l'ordre symbolique.
Qu'est-ce qui a changé ?
Inégalités d'accès aux études
Plus d'un quart des inscrits à l'université française (gratuite) sont des enfants d'employés ou d'ouvriers. Mais en master, ils ne sont plus que 18% et en doctorat, 12%. Leur taux est de 6% en école d'ingénieurs et 2% en école de commerce alors qu'ils représentent 21% des bacheliers. Ils sont en revanche surreprésentés en BTS, IUT et dans les formations comptables. (Source : Alternatives économiques, hors série n°88, 1er trimestre 201 1.)
Si on regarde le partage du revenu national en se reportant au XIXe siècle, la part revenant au travail n'a pas tant augmenté que ça. Du temps de Balzac, les revenus purs du capital (rentes foncières, intérêts et dividendes seulement liés à la possession pure d'un patrimoine) représentaient 35%, peut-être 40%. Aujourd'hui, c'est entre 25% et 30%. ça fait une différence, bien sûr.
Est-ce que ça suffit pour changer de société ? Non, on est toujours proche des deux tiers contre un tiers. Et la part du revenu du patrimoine a beaucoup remonté ces dernières années. Dans les années 1950, ce n'était que 15% du revenu national. On a mis beaucoup de temps à se remettre des chocs des deux guerres mondiales. Il faut attendre les années 1990-2000 pour retrouver les niveaux de capitalisation boursière et immobilière de 1914.
Que s'est-il passé ?
A l'issue des guerres mondiales, des chocs terribles avaient été portés aux patrimoines – la crise des années 1930 –, mais le choc a surtout été politique. On tenait les détenteurs de fortune pour responsables de l'effondrement du système des années 1930.
Et il y a vraiment une volonté de reprise en main du système capitaliste de la propriété privée. Ça a créé une transformation assez profonde du système, mais qui était en partie transitoire. En Europe, ça correspondait à un capitalisme de reconstruction.
Ce cycle est terminé selon vous ?
Oui, même si les générations des Trente Glorieuses, qui mettent un peu de temps à laisser la place, y compris dans l'ordre du discours et de l'analyse de la société, peuvent le contester. Elles ont l'impression de s'être construites elles-mêmes et d'avoir très peu hérité. C'est une réalité, car beaucoup de patrimoine avait été détruit.
Pour les générations nées à partir de 1960-1970, le monde est très différent. S'il n'y a pas d'héritage familial, si vous avez uniquement les revenus de votre travail, il y a de fortes chances que vous restiez locataire toute votre vie et que vous vous retrouviez à payer des loyers à des enfants de propriétaires.
Il y aurait alors deux classes sociales : celle qui hérite et celle qui n'aura rien.
Grosso modo, la moitié de la population hérite de rien ou presque rien, les 10% du dessus vont hériter de 500 000 euros et plus. Et les 40% du milieu héritent de 100 000 euros en moyenne.
La différence avec les Trente Glorieuses, c'est que le niveau global de ces patrimoines hérités, par rapport aux revenus du travail, a énormément progressé. Il faut rappeler qu'une vie de smic, c'est 500 000 euros.
On avait cru à un moment que la dimension héritage avait totalement disparu, on avait cru penser un monde avec des inégalités uniquement salariales et professionnelles. On dit : oui, oui, il y a des inégalités, mais plutôt apaisantes, c'est un peu « Alice au pays des merveilles ». Dans le fond, tout le monde est d'accord, même le Parti communiste : il faut des cadres pour diriger les ouvriers, et il est normal qu'ils soient payés trois fois plus. C'est pas très violent, comme lutte des classes.
En quoi la dimension héritage est-elle plus violente ?
Patrimoine
En 1913, le 1% des Français les plus riches accaparait 53% du patrimoine total. Il n'en détenait plus que 20% en 1984, mais en 2010 le taux est remonté à 24% du patrimoine total. Les 10% les plus riches détiennent 62% du patrimoine total. (Sources : RevolutionFiscale.fr et Insee.)
Il y a l'égalité du droit de vote et la réalité des inégalités sociales et économiques. Mais ces dernières sont censées être fondées sur une justice, sur l'utilité commune, le mérite.
L'article 1 de la Déclaration des droits de l'homme dit que les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité sociale. Oui, il y des inégalités, mais fondées sur le travail. C'est ce qui rend les inégalités supportables en démocratie.
Mais personne n'a besoin d'un propriétaire à qui payer son loyer, on peut être soi-même propriétaire, c'est très différent comme logique. Quel est l'intérêt d'avoir Liliane Bettencourt qui touche des dividendes ? On sait bien que L'Oréal, dans la compétition mondiale, peut se passer de Liliane Bettencourt, et là est le truc très perturbant dans l'analyse du mérite. On voudrait préserver cette illusion méritocratique, également au sommet des fortunes. Pourtant elle n'a rien inventé.

Thomas Piketty à Paris, en octobre (Audrey Cerdan/Rue89)
Certains parlent du retour d'une société de rentiers. N'est-ce pas exagéré ?
Si vous n'avez pas un gros grain de sable qui s'appelle la fiscalité, on revient inévitablement à une société de rentiers. Au niveau mondial, la fortune des millionnaires augmente de 6 à 7% par an. Si vous prolongez ça et que vous avez une croissance économique de 1%, vous allez dans un mur.
Cette croyance dans un développement harmonieux du capitalisme que la science économique du XIXe siècle a diffusée, c'est le concept du sentier de croissance équilibré, où tout progresse au même rythme : les salaires, les patrimoines, les profits. Il n'y a plus qu'à se laisser porter.
On en revient à un questionnement de l'économie politique du XIXe siècle, Marx, ou Ricardo avant lui. Ils regardaient les évolutions à long terme (Ricardo regardait la rente foncière, on pourrait prendre le prix de l'immobilier, Marx regardait le profit industriel, on pourrait prendre les stock-options), ils essayaient de s'imaginer le long terme. Et on allait dans le mur, avec des classes de plus en plus antagonistes.
Je ne dis pas qu'ils avaient raison sur tout, mais ils posaient les bonnes questions.
Et la question aujourd'hui est : qu'est-ce qu'on a comme raison pour être optimiste, si on n'a pas des institutions démocratiques assez fortes, notamment via l'impôt, pour reprendre le contrôle de ce capitalisme patrimonial complètement fou. Si on n'agit pas, alors oui, le risque d'avoir des évolutions complètement divergentes entre groupes sociaux est très fort.
Le sentiment d'injustice, dites-vous, est croissant dans cette société ?
Il y a un très fort sentiment d'injustice sur la répartition des richesses, et en même temps une difficulté à passer à des solutions politiques de lutte… Il y a aussi une très forte résignation face à la mondialisation.
Le niveau de souveraineté démocratique n'a pas évolué, mais la réalité des échanges économiques et humains s'est mondialisée, et cette contradiction crée le sentiment d'impuissance face au politique.
Vous parlez de la nécessité d'une « révolution fiscale » alors qu'au PS, dont vous êtes proche, on parle de « réforme ».
L'impôt progressif est l'enfant des guerres, du chaos, de la violence, des conflits, pas de débats démocratiques rationnels. On avait le suffrage universel bien avant 1914 et on n'arrivait pas à créer l'impôt sur le revenu. Il a été voté le 15 juillet 1914, pas pour financer des progrès sociaux, mais parce qu'on avait besoin de recettes fiscales pour faire la guerre. Mais je reste optimiste et rêve toujours d'un dépassement rationnel et pacifique du capitalisme.
La lutte des classes, c'est aussi du haut vers le bas. On entend parler de « culture de la pauvreté », de « cancer social ». Un épiphénomène ?
Je vois un très sérieux risque de sécession, non plus économique mais mentale et culturelle, d'une certaine élite.
J'étais très étonné au moment de la loi Tepa, en 2007, lors des débats de la reforme de l'impôt sur les successions. Christine Lagarde, alors ministre de l'Economie, expliquait que cela permettrait à une famille de transmettre un million d'euros sans être taxée. Elle ne se rendait pas compte qu'elle était en train de parler d'un tout petit groupe d'individus, sans doute très nombreux parmi ses amis, mais ultra-minoritaires en France.
C'est très nouveau qu'en France on soit dans cette rupture avec le réel dans le discours public et politique. Là aussi, il y a risque de sécession.
Cet entretien est extrait d'un dossier de seize pages sur la lutte des classes, à lire dans le numéro 15 de Rue89 Le Mensuel, actuellement en kiosques.

viernes, 9 de diciembre de 2011

Frédéric Lordon; "¿El plan de rescate europeo es ilegal?"




Hace un año, enfrentados a la primera sacudida –la griega– a las deudas soberanas de la zona euro, los Gobiernos europeos, tras meses de retraso cuyo único efecto habrá sido hacer madurar mucho la crisis y llevar los tipos de interés griegos a niveles de pérdida de solvencia, bosquejaron de manera urgente un plan de rescate cuyo principal dispositivo consistía en una nueva institución, el EFSF (European Financial Stabilitiy Facility), una especie de pool de proveedores de fondos, constituido por los Gobiernos europeos mismos, movilizados para prestar a un Estado griego que se había vuelto incapaz de financiarse en los mercados bajo condiciones que no fueran exorbitantes (y más tarde, tal y como sabemos, a Irlanda, a Portugal…).

La dudosa legalidad del EFSF…

En cierto modo, comprendemos que los Estados miembros hayan andado con dilaciones… Porque las reticencias de fondo de algunos, como Alemania, a encontrarse movilizados en la ayuda ajena, se escribieron explícitamente en el Tratado, al igual que, por otra parte, un buen número de preferencias alemanas en materia económica, convertidas en reglas generales de la construcción europea. En todo caso el hecho está ahí: un artículo especial del Tratado de Lisboa prohíbe formalmente que la Unión Europea o cualquiera de sus países miembros vengan a responder por los compromisos financieros de otro Estado miembro, como establece el artículo 125, llamado de no bail out.

Como a menudo en una construcción jurídica general, hay que buscar el artículo que haga de contrapunto, el que permita excepciones. En este caso se trata del artículo 122, más exactamente en su segundo párrafo:

122-2: “Cuando un Estado miembro se encuentra en dificultades o en seria amenaza de graves dificultades, a causa de catástrofes naturales o de acontecimientos excepcionales que escapen a su control, el Consejo, a propuesta de la Comisión, puede conceder, bajo ciertas condiciones, asistencia financiera de la Unión al Estado miembro concernido…”

Vemos claramente la “filosofía” del asunto: hacer “Unión” sobre una base que excluya radicalmente toda posibilidad de asistencia mutua entre los Estados miembros suena como una contradicción en los términos… Parche cosmético, de uso explícito para circunstancias excepcionales, el artículo 122 se refiere en su primer párrafo al “espíritu de solidaridad” con la idea de reservar su ejercicio a acontecimientos tan improbables como posibles, para así dejar sus disposiciones al terreno de las buenas intenciones o de las meras declaraciones generosas: repentinas rupturas de “suministro en algunos productos, particularmente en el campo de la energía” (122-1) o “catástrofes naturales” (122-2) y otros acontecimientos que hayan “escapado al control” del Estado que sufre la desgracia. “Hayan escapado al control”: he aquí la cláusula decisiva. En efecto, si un país europeo es devastado a causa de una terrible catástrofe, o de cualquier otra calamidad incontrolable o por la que no se le puede responsabilizar, se satisfacen las condiciones de la moral liberal, y los otros países estudiarán eventualmente proporcionarle un poco de ayuda.

Sin embargo, es el artículo 122-2 del que se vale explícitamente el acuerdo marco que instituye el EFSF (1). Pero entonces, tenemos dos posibilidades:

O bien la ayuda financiera aportada por el EFSF a Grecia, Irlanda y Portugal se justifica por un estado de catástrofe natural o por acontecimientos excepcionales que hayan escapado a su control, pero entonces no comprendemos que el “espíritu de solidaridad” pueda revestir las condiciones que gustan al FMI: os ayudaremos pero sentiréis nuestro dolor. Cuando un país sufre una catástrofe, se le ayuda y punto. No se chupa la sangre de la población como contrapartida de la “ayuda”.

O bien los acontecimientos que han provocado el procedimiento de ayuda estaban, sin embargo, un poco “bajo el control” de los recipiendarios; y éste parece ser el caso: ¿no se dijo entonces y repetido en la actualidad que Grecia había pecado al maquillar sus estadísticas presupuestarias –hasta donde sabemos, la contabilidad pública está “bajo el control” del Estado…–; no se he explicado igualmente que el desastre irlandés en realidad era el efecto de una trágica carencia de regulación bancaria, que aun así normalmente es de pleno derecho en el campo de las políticas públicas? Respecto a todos estos países, ¿las terribles condiciones ligadas a la ayuda del EFSF no se han presentado sistemáticamente como el precio que han de pagar por sus errores y sus abusos, es decir, por sus deficiencias para controlar de manera adecuada lo que estaba consecuentemente… bajo su control? Si tal es el caso, entonces el artículo 122-2 no podría invocarse. Y el EFSF, sin protección, bajo el efecto del artículo 125, es ilegal…

... y las lecciones que se han de extraer

Leeremos este argumento bajo la modalidad de la interrogación y dejaremos que los juristas más competentes decidan realmente sobre ella. Pero, por lo menos, hay una pregunta. Y en todo caso no podemos excluir que el EFSF muestre una dudosa legalidad con respecto al derecho mismo de los tratados. Aparte, si un bromista, o bien una asociación de contribuyentes alemanes en cólera, tuviera la idea de llevar el asunto al Tribunal de Justicia de la Unión Europea –en tal caso realmente se derivaría de ello un serio desorden–, el asunto sería menos grave que las interesantes lecciones que conlleva.

Destacaremos en primer lugar que, más prudentemente, el ESM (European Stability Mechanism) está destinado a perpetuar una estructura de ayuda financiera europea, pues el EFSF se concibió como transitorio (2013)… y la Unión Europea ha terminado por darse cuenta de que quedarían algunas pequeñas deudas que pagar después de esa fecha, por lo que el ESM ha elegido la opción más rigurosa de instituirse mediante una revisión formal del Tratado de Lisboa y según el procedimiento simplificado del artículo 48. Por su parte, éste es entonces jurídicamente sólido.

Es del lado del EFSF donde eso chapucea seriamente. Lo que no es completamente una mala noticia ya que demuestra la posibilidad en principio… ¡de la chapuza! Sin duda se debe tener preferencia por las construcciones jurídicas que sean un poco adecuadas y no jugar demasiado con el ideal de la coherencia formal del derecho. Pero –sujeta evidentemente a la confirmación de un experto– una aberración jurídica como la del EFSF tiene al menos el mérito de recordar la naturaleza epifenomenal del derecho (lo que no es nada) detrás del cual solamente existe, en definitiva, esta fuerza esencialmente política que llamamos soberanía. Lo que la soberanía ha hecho, puede en todo momento suspenderlo, y después deshacerlo, para rehacerlo mejor. Sin duda es preferible hacer, deshacer y rehacer en las formas. Pero la urgencia no siempre lo permite. En plena crisis aguda de 2001-2002, los argentinos deshicieron de un plumazo una regla constitucional de política monetaria cuya absurdidad y nocividad de repente se habían vuelto patentes. Y en cierto modo, si el ESM puede permitirse el lujo de tomarse el tiempo de la revisión… ¡es porque un EFSF ya está ahí para hacer su trabajo en el intervalo!, pero, éste, sobre bases jurídicas mucho más vaporosas.

Pero, sobre todo, hay en este episodio del EFSF, la demostración mediante actos de la ligereza de los argumentos que oponen a toda petición política popular la letra irrefutable de los tratados, la misma que los gobernantes saben suspender cuando les conviene. Ya que se ha demostrado entonces que el asunto es posible, ¿no es hora de hacerles saber que en materia de legislación europea, hay uno o dos asuntos que nos convendría cambiar urgentemente?

martes, 6 de diciembre de 2011

Silenci, aquí es defrauda: 16.000 milions d'euros anuals.

El frau empresarial català multiplica sis cops les retallades de l'executiu neocon-vergent · Els noms dels 1.600 grans evasors, blindats i protegits pel mateix Estat defraudat · La nissaga Carulla, el pare d'Artur Mas, Carceller de DAMM SA, el futbolista Luis Enrique, l'empresari químic Bas Puig, el directiu de RBA Ricardo Rodrigo, l'arquitecte Alfredo Arribas, Alejandro Sanz o Emilio Botin, entre els defraudadors.

Artur Carulla Font
Les dades hi són. El frau fiscal empresarial català, via paradisos fiscals, blanqueig de capitals i enginyeria comptable, sixtuplica les pitjors retallades antisocials aprovades pel Parlament de Catalunya des del final de la dictadura. Fonts sindicals eleven a 16.000 milions d'euros el frau fiscal català anual, davant els 2.700 milions d'euros de tissorada del primer pressupost d'Artur Mas. La xifra, en plena fal·lera electoral pel 'pacte fiscal', s'apropa al volum de l'espoli fiscal de l'Estat que acumularien les finances públiques catalanes, estimat en vora 20.000 milions d'euros per diversos estudis sobiranistes. Doble moral convergent: exigeixen nova fiscalitat portes enfora i encobreixen el frau fiscal dins de casa.
La comparativa mereix similar resultat en el cas de l'Estat espanyol. Les organitzacions professionals d'inspectors d'Hisenda xifren l'economia submergida en en 240.000 milions d'euros, ben bé 5 cops les retallades aprovades per Rodriguez Zapatero -50.000 milions- per al període 2010-2013. Aquesta realitat suposa un mínim d'un frau fiscal anual on es deixen d'ingressar ben bé 25.000 milons d'euros anuals. Segons GESTHA, organisme dels tècnics i inspectors d'Hisenda, només durant 2010 les grans fortunes i grans empreses espanyoles van evadir un mínim de 42.771 milions d'euros, la petita i mitjana empresa hauria defraudat 16.261 milions, mentre el frau de particulars es limitaria a 1.543 milions d'euros. L'altre gran bossa de frau, el frau laboral amb la Seguretat Social vinculat a l'economia submergida, ascendiria a 30.000 milions d'euros.
El frau no és pas nou, sinó cronificat: GESTHA denuncia "que s'està perdent la batalla contra el frau fiscal amb una estratègia clarament equivocada", amb una legislació laxa i una política governamental que fa anys que posa la lupa "sobre les rendes del treball, dels autònoms i de les microempreses en compte de perseguir les grans bosses de frau" alenades per les grans fortunes i les grans empreses, principals responsables d'un frau massiu del qual hi ha símptomes rellevants. Segons dades oficials, a l'Estat espanyol hi ha 3.299 persones que disposen d'un patrimoni superior als 10 milions d'euros. Només 729 persones van declarar tenir un patrimoni superior a aquella xifra.

D'empresaris a esportistes
Dels casos de frau fiscal més recents, es podrien citar el del pilot de motos Sete Gibernau -2,8 milions evadits a Suïssa-, el del directiu de RBA Ricardo Rodrigo -2,3 milions, enviats també al país helvètic- o el de la nissaga Carulla. La nissaga propietària d'Agroalimen, al primera indústria alimentària catalana, estpà sent investigada per l'evasió continuada, a través de societats instrumentals, durant els darrers cinc anys. El frau podria arribar als 180 milions d'euros, que van ser enviats a les Antilles Holandeses per contituir dues societats que van ser recomprades per dues mercantils amb seu a Costa Rica i l'Uruguai i vinculades als sis germans Carulla.
No són pas els únics. Demetrio Carceller, propietari indiscutit de Cerveses Damm SA, també està imputat per un frau fiscal continuat durant els darrers 15 anys i per un valor que ascendiria als 500 milions d'euros. Carceller s'hauria empadronat falsament a Portugal per beneficiar-se d'una política fiscal que grava menys les grans fortunes, però la legislació espanyola obliga a demostrar que s'hi resideix al menys 183 dies a l'any per triar sota quina administració declarar.
Els paradisos fiscals -més de 100 arreu del món- són peça clau en l'evasió fiscal i, en el cas català, Andorra hi juga un paper cabdal mantenint encara el secret bancari. El principat hi té dipositats entre 2.700 i 3.500 milions d'euros de subdits espanyols. L'any passat, experimentant un creixement del 3000%, la Guàrdia Civil va decomissar fins a 2'5 milions d'euros sortint del país.
El recurs al paradís fiscal va acompanyat de la particular proliferació de nacionalistes sobtades. De fet, la tenista Arancha Sánchez Vicario és fiscalment andorrana, com Montserrat Caballé. El pilot català de F1 Pedro Martinez de la Rosa, com l'espanyol Fernando Alonso o el tenista Carlos Moya, són fiscalment suïssos. De nacionalitat monaguesa és Àlex Crivillé. I sent jugador del FC Barcelona, Luis Enrique -fiscalment nacionalitzat suís. també- va ser expedientat l'any 2003 per no haver declarat 600.000 euros. Els diners corresponien a pagaments realitzats per Nike Europe a la societat Fullforce Sport Limites, controlada pel jugador i amb seu a les Antilles holandeses, i havia evadit 270.000 euros en impostos.
Anecdòtica menció a banda mereix el cas de Sánchez Vicario. Entestada en que José María Aznar assistís a la seva boda, va comunicar a Hisenda el 2003 que regularitzava la seva situació per garantir l'assistència de l'expresident. Aznar hi va anar, però Sánchez Vicario no va passar comptes -un deute de 3,4 milions d'euros- fins el 2009, quan el Tribunal Suprem va dictaminar-ho. L'anècdota està descrita al llibre "Estado fiscal y democracia" de qui fou director de l'Agència Tributària amb el gabinet Aznar, Ignacio Ruiz-Jarabo. Al llibre descriu també com Florentino Pérez, president del Real Madrid, va pressionar Enrique Giménez Reyna -l'aleshores secretari d'Estat d'Hisenda del PP i posteriorment imputat com a cervell de la trama 'Gescartera'- per a que aturés, sota l'amenaça d'aturar la Lliga professional, les investigacions sobre futbolistes d'elit. El darrer episodi d'aquesta mena es va escriure al Mundial de Sudàfrica, quan els jugadors de la selecció espanyola van rebre una prima personal de 600.000 euros que van decidir declarar a Sudàfrica. Allà tributaven al 23% mentre a l'Estat al 43%, el que va suposar per a cada jugador un estalvi de 132.000 euros.

De Lienchenstein a Suïssa, del HSBC al LGT: 1.600 defraudadors descoberts
Fraus massius que cauen ràpidament dels titulars, estafes que mai se sap com acaben i que acaben sovint en impunitat i corrupcions sobre les quals es força un rapid oblit. Doble moral, doble economia i doble fiscalitat i una única impunitat sobre elits multireincidents- Lienchenstein i Suïssa el 2009 i 2010 són les dues clarianes paradigmàtiques del quart fosc del frau fiscal. Dues filtracions -no cap investigació oficial- van deixar al descobert 1.600 defrauadadors descoberts. Delinqüència d'alta volada fiscal i coll blanc. D’aleshores ençà, però, s’ha blindat sempre la seva identitat i se’ls hi ha ofert discrecionalment la possibilitat de solucionar-ho amistosament amb una ‘segona oportunitat’ (amb declaracions complementàries exemptes de sanció penal o administrativa). I encara avui no està resolt l’engima de com ha acabat tot plegat. Fortunes que han incorregut en delictes fiscals milionaris i que, segons els inspectors d’Hisenda aplegats a GEHTSA, han tingut un escandalós “tractament privilegiat” i “condescendent”. Més encara, assenyalen, en un moment de crisi, retallades i noves càrregues impositives a través de l’augment de l’IVA i el IRPF, és a dir de recàrrega fiscal sobre les rendes del treball i el consum.
En el cas suís, que esclatà el juny de l’any passat, es varen descobrir 3.000 comptes opacs propietats de ciutadans de l’Estat espanyol, dipositats al HSBC per un valor de 8.000 milions d’euros i que afectaven directament 1.500 persones. Hisenda, però, va centrar-se en 659 casos. La primera carta que va remetre, una invitació a regularitzar la situació sense costos penals, no la va respondre cap dels afectats. Només quan es va incoar expedient sancionador, van començar a arribar les respostes. A dia d’avui, s’han recuperat 220 milions d’euros defraudats. Malgrat el silenci ferri, fonts properes a la investigació han aclarit que al llistat “estan totes les grans fortunes que es puguin imaginar”. Hi ha nombrosos polítics, empresaris i financers implicats, entre ells el pare d’Emilio Botin, president del Banc Santander. I fins tot han surat detalls de com es va arribar a estendre el pànic en el si de l’establishment: un empresari madrileny va tancar la seva mansió i va marxar a l’estranger, remetent a Hisenda els bitllets de vol com a prova que ja no vivia a l’Estat.
Només un any abans, havien estat descobertes 200 comptes opacs de ciutadans espanyols al Lienchtenstein Global Trust Group (LGT). Hisenda va instar a regularitzar la situació a 67, dels quals només un 20% ho han fet. Entre els enxampats destacaven 7 ciutadans catalans amb dipòsits no declarats al paradís fiscal. Es tracta de Josep Bas Puig, empresari català del sector químic (frau de 4,2 milions); Luis Gari Sentmenat, administador d'una empresa náutica a Barcelona (frau de 7'98 milions); l’arquitecte barceloní Alfredo Arribas (frau de 311.471 euros); Enrique Clapers Alegre, de l’alta societat catalana (frau de 296.905 euros); l’empresari del sector de la decoració Jaume Graells (frau de 1,2 milions d’euros) o l’auditor vinculat al sector editorial Jorge Serra Murtra (frau de 313.442 euros). El setè dels catalans enxampats no és cap altre que Artur Mas Barnet, pare de l’actual president de la Generalitat, Artur Mas, per un frau de 823.262 euros. Del compte era beneficiari, el 2002, el mateix Artur Mas fill, aleshores conseller d’Economia i Finances de la Generalitat. De la mateixa operació també en resultaran expedientats el cantautor Alejandro Sanz –paladí de la lluita contra la pirateria informàtica-, l’industrial basc Alenadro Legarda (director de la totpoderosa CAF) o Carlos Meier (exdirectiu de Segundamano i fundador de l’Instituto de Empresa).

El penyasegat de la impunitat efectiva
Tots dos casos certifiquen, però, que contra el frau fiscal massiu continuat no hi ha estris adients per eradicar-lo. Els dos afers demostren clarament la feblesa i la manca de mitjans: la descoberta no va ser pa fruit d’investigacions pròpies sino de filtracions, compravendes de diskettes i casualitats. En el cas dels comptes al LGT de Lienchenstein, l'origen és la venda de les dades de 5.828 evasors (amb un patrimoni total de 5.000 milions deuros) realitzada per un extreballador de l’entitat, Heinrich Kieber, als serveis secrets alemanys. Entre ells, constaven el 67 ciutadans de l’Estat espanyol expedientats. Alemanya en va facilitar les dades. El cas suís d’HSBC és idèntic: en aquell cas és un extreballador qui ven les dades a l’Estat francés, que les traspassa la hisenda espanyola.
Una dinàmica similar s’ha viscut en els casos més sonats de corrupció dels Països Catalans. A la trama Gürtel, el fet que tota la comptabilitat tafurera estava en un disc dur extraible; en el cas del saqueig de Millet al Palau de la Música, per una denúncia inicial feta des de dins. I per acabar, cal no menystenir que els expedients finalment incoats es caracteritzen després per llargues dilacions judicials, eficaçment gestionades per buffets d’advocats de luxe. La darrera mostra fefaent és el cas Hisenda, “exemple de cobdícia i brutícia” segons el fiscal anticorrupció Emilio Sánchez Ulled d’una trama que subornaba inspectors a canvi de liquidacions favorables. El judici va trigar 12 anys a celebrar-se oi aquest estiu se n’ha fet pública la sentència. Dotze processats han estat condemnats a elevades penes de presó d’entre 6 i 13 anys, entre ells Josep Llúis Núñez, l’advocat Juan José Folchi o l’excap d’Inspecció d’Hisenda a Catalunya a Catalunya Josep Maria Huguet. Tots els condemnats, però, són al carrer.
És el punt sobre la i. De la i d’impunitat. Hannah Arendt ho teoritzava a 'Els origens del totalitarisme': des de l'Edat Mtjana, els codis de conducta, de càstig i repressió que s'apliquen a la resta de la societat mai no afecten els delictes de les elits. Protegides sempre per un circuit de poder que condueix indefectiblement a la seva impunitat. Al segle XXI, les portes giratòries que vinclen poder estatal i poder econòmic segueixen ben obertes i operatives. I mentre la crisi s'abona per la multitud de baix, els pocs de dalt segueixen acumulant riquesa i evadint-la. Delinquint en els angles cecs del capitalisme opac.
Fuente David Fernandez el 8.11.2011